Les signes annonciateurs du décollage de la publicité mobile
Grâce aux smartphones et aux applications iPhone, la publicité sur mobile est enfin parée au décollage. L’efficacité est au rendez-vous et la croissance atteint 30%. Le grand mercato des régies a démarré, le marché se structure à l’aide de standards et d’outils de mesure d’audience.
La pub sur mobile, ce n’est pas l’Arlésienne, c’est la Belle au Bois Dormant. Chaque année on prédit son décollage, on voit qu’elle respire encore, et puis plus rien ou presque jusqu’aux traditionnelles prédictions du mois de janvier. Grande nouvelle : avec l’iPhone, elle a trouvé son prince charmant. Avec l’explosion des smartphones et des applications, de nouvelles opportunités s’offrent réellement aux annonceurs.
Selon Berg Insight, le marché mondial du marketing et de la publicité sur mobile va passer de 1 milliard d’euros en 2008 à 8,7 milliards en 2014, pour atteindre à cet horizon 11,4% du marché total de la publicité en ligne. Juniper Research estime quant à lui que les dépenses publicitaires sur mobile vont quadrupler dans les quatre prochaines années, pour atteindre 6 milliards de dollars en 2014.
Preuve qu’il ne s’agit pas d’un simple frémissement, les grands acteurs de la convergence Web-mobile-informatique ont démarré les grandes manoeuvres pour se positionner sur ce marché émergent, au moment où les frontières s’effacent entre les types de supports (les téléphones se rapprochent des PC, les PC se rapprochent des mobiles sous la forme de tablettes…). Leur objectif : devenir le passage incontournable pour les annonceurs. Les régies des opérateurs n’ont qu’à bien se tenir.
Google, qui a racheté la régie mobile Admob pour 750 millions de dollars en novembre dernier, a modifié son service en janvier pour permettre un ciblage par téléphone et par opérateur. Microsoft a répliqué avec une solution permettant de ne cibler que les navigateurs capables de lire le HTML. Apple, a lui aussi mis la main sur une régie mobile en janvier, Quattro Wireless, pour 275 millions de dollars. Et il a débauché un ancien spécialiste de la communication publicitaire sur mobile chez Microsoft pour constituer son équipe commerciale européenne. Opera Software, qui édite des navigateurs Web pour plateformes mobiles, y est allé de sa petite acquisition (8 à 15 millions de dollars) avec le rachat de la solution de diffusion de publicités AdMarvel.
D’après le baromètre annuel 2009 du Syndicat des Régies Internet (SRI), le chiffre d’affaires net de la publicité mobile (hors SMS) s’est élevé à 23 millions d’euros en 2009, soit 1% seulement du marché publicitaire online total. Mais la croissance s’élève à 30% par rapport à l’année précédente. Benoît Corbin, président de la Marketing Mobile Association (MMA) France, confirme : “Depuis six mois, les adhérents sont débordées. Il y a un business incroyable de campagnes, d’applications, de sites… On refuse même des budgets et des consultations.” La croissance s’est accélérée grâce au développement du marché des applications iPhone. Elle s’explique aussi par l’augmentation de l’inventaire disponible: l’Association française du multimédia mobile (AFMM) estimait à plus de 4.000 le nombre de sites Internet mobiles en France à fin 2009. Une croissance de l’inventaire devrait en outre faire baisser les tarifs des espaces dans les prochains mois explique Benoît Corbin.
De grands annonceurs viennent d’ores et déjà sur le mobile, en France. Parmi eux, Coca-Cola, Danone, Galeries Lafayette, Voyages-Sncf, Société Générale, Lemonde.fr, Venteprivée, Nissan, ou encore McDonald’s. Chez Aegis Media, l’une des grandes agences d’achat d’espace, le budget moyen des campagnes mobiles est passé de 60.000 euros en 2008 à 80.000 euros en 2009. Côté régies, le marché se partage entre une dizaine de gros acteurs, dont les trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues (via TF1 Publicité), Google et Microsoft.
Pour favoriser le développement du marché, l’effort porte sur la définition de standards, à l’instar des bonnes pratiques mises en oeuvre sur le Web. Ainsi en 2008, l’IAB France et la MMA France ont publié une charte de recommandations pour la convergence de la publicité sur Internet fixe et Internet mobile. La MMA France travaille actuellement à la définition de nouveaux standards spécifiques aux applications mobiles. Ils devraient sortir au premier semestre 2010. Enfin, on devrait voir cette année émerger le serpent de mer de la mesure d’audience mobile, qui sera financée par les opérateurs et réalisée par Médiamétrie.
La cible. En France, le potentiel de la publicité sur mobile n’est pas négligeable. 31% des possesseurs de mobile seraient des mobinautes d’après une enquête conduite par Ipsos pour l’AFMM en 2009, et 75% de la population est couverte par la 3G. 75% de ces mobinautes ont moins de 35 ans, et 29% se connectent au moins une fois par jour. 18% ont déjà cliqué sur une publicité sur mobile.
La palette d’outils. Depuis l’avènement des smartphones et de la 3G (tailles d’écran et vitesse de connexion supérieures), on peut faire de la publicité sur mobile presque comme sur un ordinateur, et plus seulement du marketing direct via SMS ou MMS. Bannières, achats de mots-clés dans les moteurs de recherche, sponsoring d’applications, habillages de page, interstitiels, vidéo… Tout est permis.
Avec deux avantages par rapport au Web : plus de possibilités de ciblage (par géolocalisation, type de téléphone…), et une efficacité supérieure : le taux de clic sur les bannières publicitaires mobiles se situerait entre 1% et 3% en moyenne, contre moins de 0,2% pour Internet, selon l’AFMM. Aux Etats-Unis, la dernière campagne mobile de Ford pour le modèle Taurus a réussi à enregistrer un taux de clic de 20%.
L’arrivée sur le marché de nouveaux écrans comme les tablettes, à la croisée des PC et du téléphone mobile, devrait encore faire progresser la publicité sur mobile, avec de nouveaux formats à la clé pour les annonceurs. Mais Benoît Corbin se veut prudent : “Il y a des attentes, mais il faut d’abord voir si les ventes sont au rendez-vous, et il faudra sans doute de toute façon redévelopper les applications.”
De fait, sur l’iPad par exemple, les annonceurs ne pourront pas se contenter de recycler leurs publicités Web, souvent en Flash (la tablette d’Apple ne supporte pas Flash). Mais avec un peu d’investissement et d’imagination, les promesses des tablettes sont alléchantes : vidéo, nouveaux espaces sur les sites médias via la fonctionnalité e-reader, jeux vidéo publicitaires… Du travail pour Quattro Wireless, et les autres.
Source: L’expansion
Vincent Herman, CEO, Agence Nexence: “Le Bluetooth est un moyen technologique qui peut servir à mener des campagnes de marketing mobile”.
Le bluetooth marketing est une technologie grâce à laquelle les annonceurs peuvent développer des programmes de marketing direct sur mobile. Est-elle à la portée de tous? Comment les annonceurs peuvent-ils communiquer avec leurs cibles en utilisant cette technologie? Quels en sont les avantages?… Vincent HERMAN, CEO de l’Agence NEXENCE donne son avis d’expert.
marketing-mobile.org: Qu’est-ce que le Bluetooth Marketing ?

Vincent Herman, CEO de l'Agence Nexence, expert du Bluetooth Marketing
Il s’agit d’une technologie qui permet de mener des campagnes de push opt’in avec des contenus de types : image, vidéo, MP3, URL, application java, code barres 2D, vers des téléphones équipés de la technologie Bluetooth. Le Bluetooth Marketing est une composante importante du Marketing Mobile. On ne peut pas parler véritablement de marketing Bluetooth, mais plutôt de marketing mobile. Le Bluetooth est un moyen technologique qui peut servir à mener des campagnes de marketing mobile.
Le marketing mobile consiste à utiliser le téléphone mobile pour atteindre le consommateur et le faire réagir de façon ciblée, à tout moment, où qu’il se trouve. Le mobile permet d’offrir de nouvelles expériences utilisateurs grâce aux nouvelles technologies mobiles (Bluetooth, NFC, GPS, Wi-Fi…) les possibilités d’interactions sont multiples et permettent d’atteindre certaines cibles ou certains objectifs jusqu’à lors difficilement accessibles.
marketing-mobile.org: Comment fonctionne la technologie Bluetooth Marketing?
La mise à disposition d’un équipement est nécessaire. Le plus souvent la technologie est concentrée dans un boitier de petite taille. En amont, il faut créer une campagne spécifique selon le besoin du client final. L’encodage de toutes ces informations est fait par l’agence de Marketing Mobile puis, déployé dans une ou plusieurs box.
Les boitiers sont ainsi positionnés dans des endroits stratégiques afin d’envoyer le contenu à un maximum de personne. Un simple branchement électrique ou sur batterie suffit à démarrer une campagne de push. Plusieurs modules Bluetooth sont disponibles dans les boitiers afin d’éviter une attente lors du téléchargement (un module = 7 push). Cette technologie permet de déterminer une zone de réception.
marketing-mobile.org: Comment les annonceurs peuvent-elle l’utiliser? à Quelle fin ?
L’utilisation d’une borne Bluetooth peut être placée dans plusieurs univers, la première, le street marketing, petit boitier sur batterie accompagné d’hôtesses/hôtes habillés aux couleurs de la marque font la démarche d’aller vers les personnes afin de proposer la promotion ou l’évènement du moment … Ce qui a un impact plus humain et une relation moins robotisée.
Le deuxième univers, est de déposer un boitier fixe dans un lieu d’attente ou de fort passage, boitier de préférence sur secteur, incrusté dans une PLV, un panneau publicitaire, ou tout autre type de mobilier urbain.
Le dernier est un univers plus tactile, un boitier accompagné d’un écran tactile permettant une sélection de plusieurs contenus, l’utilisateur sélectionne lui-même son contenu afin de le récupérer sur son mobile.
La finalité de ces opérations son principalement marketing, lancement de nouveaux produits, bandes annonces de films, jeux concours, coupons de réduction sur des marques, cadeaux offerts…
marketing-mobile.org: Quels sont les étapes du parcours utilisateurs ?
Dans 90% des cas, le Bluetooth de l’utilisateur est éteint. Il faut donc inciter le consommateur à allumer son Bluetooth via un visuel avec un fort impact. Une campagne de marketing Bluetooth sans visuel, sans PLV ou sans animation autour du lieu de diffusion est une campagne qui ne fonctionnera pas.
Imaginons une personne devant un panneau publicitaire avec inscrit “ACTIVEZ VOTRE BLUETOOTH AFIN DE TELECHARGER NOTRE COUPON DE REDUCTION” cette personne va activer depuis son téléphone son Bluetooth, attendre 2/3 secondes avant de recevoir un message lui demandant d’accepter ou de refuser un contenu de l’annonceur. Si celle-ci accepte dans les 3 /4 secondes, le téléchargement se fait automatiquement, selon le modèle de téléphone, une visualisation est proposée dans l’autre cas si il s’agit d’un GIF animé il faudra aller le chercher dans le répertoire de téléchargement. Dans le cas ou la personne refuse le message de l’annonceur, celui-ci sera définitivement non sollicité pour
Cette opération.
marketing-mobile.org: Le Bluetooth Marketing est- il plus adapté à une catégorie de population plus à qu’à une autre ?
En un sens oui, le marketing Bluetooth est ouvert à toute la population pour peu que celle-ci soit équipée de la technologie Bluetooth. Mais ne nous voilons pas la face, certaines tranches de population seront bien plus “réceptives” aux campagnes que d’autres. Pour exemple la génération Y, déjà habituée à utiliser quotidiennement les nouvelles technologies, sera très certainement le cœur de cible de la plupart des campagnes marketing mobile et/ou marketing Bluetooth à venir.
Cela dit, notre rôle d’expert est de mettre en place les solutions adaptées pour permettre même aux néophytes en nouvelles technologies de profiter des campagnes M-Bluetooth.
marketing-mobile.org: Quels sont les avantages du Bluetooth Marketing ?
Le fait d’utiliser le mobile plutôt que d’autres supports de communication apportent plusieurs avantages: Pour l’usager, l’utilisation du Bluetooth est complément gratuite, le contenu réceptionné est accessible à tout instant et n’importe où. La grande différence avec d’autres technologies comme le SMS réside dans le fait que l’utilisateur consent à participer à la campagne. Selon les recommandations de la CNIL, les campagnes marketing Bluetooth ne doivent être utilisées pour inonder un rayon d’action, mais doivent inciter les utilisateurs à vouloir participer à la campagne. Article disponible ici .
Le principal avantage du marketing Bluetooth est aussi son principal défaut. Le fait d’avoir à activer son périphérique Bluetooth est parfois un frein pour les utilisateurs néophytes. En revanche c’est un bon moyen de ne pas subir le spam de certaines campagnes.
Pour en revenir à la Cnil, il y a 3 jours, Nexence a fait l’objet d’un contrôle surprise, la mission de vérification a eu pour objet de procéder à la vérification sur place de la conformité de l’ensemble des traitements de données personnelles mis en œuvre par Nexence et en particulier, de contrôler les traitements utilisant la technologie Bluetooth.
Le contrôle s’est terminé en fin de journée, sans soucis, après la présentation de TAGMANAGER et notre nouveau module BTMANAGER.
marketing-mobile.org: Comment accroître l’implication des consommateurs dans le cadre d’une campagne Bluetooth marketing ?
Le principal frein à l’implication des consommateurs est l’activation du périphérique Bluetooth sur leurs mobiles. Ces freins peuvent être levés grâce à des campagnes ludiques et accessibles à toutes les tranches de population.
L’accroissement de l’implication passe en premier lieu par les actions de communication autour de la technologie et la façon de mettre celle-ci en avant, selon la campagne et les objectifs à atteindre. Une campagne dans le centre de Paris ne se mène pas de la même manière qu’une campagne sur les plages du sud. Ce sont là des notions de marketing pur auxquelles est rattachée la technologie Bluetooth.
marketing-mobile.org: Qu’en est -il de la compatibilité des téléphones actuellement sur le du marché et notamment des iPhone et Android?
IPhone joue un rôle important dans l’accélération du marketing mobile mais pour le Bluetooth Marketing c’est différent… En effet, l’iPhone et les HTC sous Android ne fonctionnent pas avec le bluetooth en natif, le service de communication OBEX qui gère la réception d’informations en Bluetooth n’est pas présent dans les téléphones derniers cris.
Il semblerait qu’Apple n’ai pas souhaité inclure le profile OBEX (OBject EXchange) dans sa pile Bluetooth afin de conserver la maitrise (via son logiciel itunes) des échanges de fichiers protégés par DRM, ” hum mes photos de famille que je souhaite partager avec mes amis n’ont pas de DRM”… cependant avec la version 3.0 de son firmware apple vient d’ajouter le profile Bluetooth AD2P qui permet de diffuser en streaming de la musique (vers un casque stéréo, ou un appareil de capture numérique par exemple). Cela donne espoir de voir apparaitre le profile Obex dans la prochaine version du firmware.
Pour le cas d’Android (la version 1.5 cupcake, celle qui équipe actuellement le HTC Hero) le framework actuel n’inclut pas le profile Obex dans la couche Bluetooth. Android est un système d’exploitation très jeune et une fonctionnalité telle que l’Obex (présent dans de nombreux téléphones bas de gamme depuis plus de huit ans) ne peut être exclue et sera probablement inclue dans une prochaine version. Des solutions logicielles existent pour contourner ce manque aussi bien pour l’iPhone que pour les mobiles équipé d’Android – malheureusement, il faut recourir aux techniques jailbreak et rooted qui ne sont pas autorisées par les constructeurs et réservées a un public de spécialistes.
A PROPOS DE L’AGENCE NEXENCE

Agence Nexence
Editeur de solutions innovantes en marketing mobile depuis 2005, Nexence fournit à ses clients un ensemble de solutions nécessaires pour la mise en œuvre de campagnes de communication Mobile, notamment à sa plate-forme TAGMANAGER™ (plate-forme de gestion globale pour des opérations de Marketing Mobile).
Les prestations proposées par Nexence vont du conseil en stratégie de campagne marketing jusqu’à la réalisation des sites Internet et des sites Mobile, en assurant l’hébergement et la connectivité.
Le Widget Marketing mobile, un accélérateur de communauté de marque
Alain DOLIUM, est CEO d’OBAD Mobile Marketing, prestataire «full service» spécialiste de la conception, du développement, de diffusion et l’animation de systèmes de fidélisation client dématérialisés sur mobile (carte de fidélité, couponing, catalogue produit…). Il a accepté une interview de marketing-mobile.org, le blog des acteurs du marketing mobile et du marketing direct sur mobile. Cet acteur de la mobilité nous donne son appréciation sur l’impact stratégique du «widget marketing mobile». Il situe le contexte, les facteurs clés de succès et les contraintes se rapportant à la widgetisation de l’internet mobile. En outre, il nous propose un schéma par étapes d’un parcours utilisateur. Le débat est ouvert…!
marketing-mobile.org: Comment expliquez-vous le fait que votre entreprise ait axé certaines offres de services autour du widget mobile depuis plusieurs années?

Alain DOLIUM, CEO d'OBAD Mobile Marketing
Alain DOLIUM: Le widget me semble être un véritable accélérateur de l’expérience client en matière d’Internet Mobile mais aussi et surtout en matière de marketing direct mobile. Aujourd’hui, peut-on véritablement affirmer que le marketing mobile existe…au risque d’être choquant je dirais non ! Pourquoi ? Tout simplement parce que si l’on considère que le marketing c’est l’instauration d’un « dialogue » personnalisé et contextualisé entre une marque et la cible visée, ce que l’on nomme abusivement selon moi le marketing mobile aujourd’hui c’est surtout de la publicité sur mobile …soit du m-advertising se présentant sous la forme de bannières publicitaires sur des sites wap hébergés on portal (chez les opérateurs). Le reste étant principalement des campagnes SMS, voire MMS, véhiculant des messages le plus souvent « one to many ». En revanche le « widget » mobile permet comme on va le voir d’obtenir de manière extrêmement fluide des niveaux de personnalisation et de contextualisation des contenus et autres services mobiles. C’est aussi pour cela qu’il y a déjà plus de 4 ans nous avions fait le pari de la «Widgetisation de l’Internet Mobile » et que nous avons développé un savoir-faire reconnu et éprouvé en la matière.
marketing-mobile.org: Quelle définition faites-vous du Widget et du concept de «widgetisation de l’Internet mobile»?
Alain DOLIUM: Par définition un widget est une petite interface, se présentant comme une icône, souvent attractive, et qui permet d’accéder en 1 click à un ensemble d’informations thématiques. Le widget est une véritable commodité en ligne visant à fluidifier l’accès à une multiplicité de données sans devoir se perdre dans les méandres d’une navigation décourageante ou rébarbative comme on le voit encore sur le WAP.
La pénétration du widget est en pleine accélération dans l’univers de la consultation de contenu sur son ordinateur personnel mais aussi dans l’univers du rich media mobile. Ce que l’on nomme Widget (parfois par soucis de simplicité) peut revêtir l’aspect d’un masque ou simple « bookmark » ou alors d’un véritable applicatif embarqué de type On Device Portal (application java) notamment dans l’univers du marketing direct mobile.
Bien souvent le widget que l’on va installer sur son écran d’ordinateur personnel ou son menu de téléphone mobile sera centré sur ses thématiques favorites (résultats sportifs, titre de presse,…) voire des contenus pratiques (informations boursières, météo,…)
Il est clair que la pénétration du widget dans l’univers de la mobilité s’accélère suite à l’arrivée de l’I-Phone sur le marché. A ce titre l’I-Phone est un catalyseur formidable de l’Internet Mobile comme en témoigne l’engouement pour ce device en Europe et aux USA (à fin 2008 la pénétration était de l’ordre de 10%). Je n’ai pas d’actions financières dans le groupe de Steve Jobs mais force est de constater que l’I-Phone et une claque monumentale au navigateur WAP dont la faiblesse est largement reconnue en matière d’ergonomie et de navigation Internet Mobile. Selon moi l’I-Phone est aujourd’hui le meilleur ambassadeur du concept de « widgetisation de l’Internet Mobile ». Aussi, OBAD Mobile Marketing avait anticipé la naissance de ce concept, qui s’impose de plus en plus comme une tendance lourde comme l’analyse pertinente de la dernière étude du cabinet Gartner le montre. En effet il est analysé le fait que « l’interface utilisateur mobile (UI), l’Internet Mobile et les widgets font parties des 8 technologies majeures qui se déploieront ou deviendront incontournables en 2009-2010»
marketing-mobile.org: Quels sont donc les principaux facteurs de succès du widget internet mobile?
Alain DOLIUM: Selon moi et au regard de nos clients et des utilisateurs de nos clients, Le succès de ce type d’application quelque soit sa forme c’est-à-dire bookmark ou On Device Portal repose sur les différents facteurs suivants :
1- La fluidité d’accès à du contenu «rich média» et l’ergonomie de navigation incomparable, surtout par rapport à toutes les difficultés intrinsèques au navigateur WAP. En bref l’utilisateur final y trouve son compte.
2- L’émergence au plus haut niveau du menu du téléphone mobile de la marque via l’installation d’une icône à son effigie, rendant accessible son contenu (information, offre commerciale, …) en 1 click…ce qui bien évidement enthousiasme la marque
3- Mais sans doute que le bénéfice le plus important s’inscrit dans le fait que ce type d’application permet plus facilement à la marque de créer son propre écosystème.
marketing-mobile.org: Certaines marques choisissent d’intégrer le Widget marketing mobile dans leur stratégie relationnelle. Quels bénéfices peuvent-elles en tirer?
Alain DOLIUM: Il est vrai qu’aujourd’hui les marques intégrant ce type

L'iPhone a accéléré l'intégration du widget marketing mobile dans la stratégie des marques
d’application dans leur stratégie relationnelle sont de plus en plus nombreuses sans toutefois atteindre le nombre important des campagnes SMS par exemple. Ce qu’il faut admettre, et j’y reviens une fois de plus c’est le rôle de catalyseur fantastique qu’est en train de jouer l’I-Phone en termes de « Widgetisation de l’Internet Mobile ». Une fois de plus c’est l’utilisateur final qui de part son engouement pour ce type d’application poussent de plus en plus ses marques favorites à dialoguer avec lui par le biais d’un widget mobile ou d’un On Device Portal.
Les bénéfices pour la marque mais aussi les enseignes de distribution et les médias sont divers:
1- L’expérience utilisateur étant très positive cela induit une consultation et un usage plus fréquent des services et contenus mobiles de la marque. Notre grande expérience du sujet le montre de manière claire et quantifiée.
2- De plus, lorsque la marque fait appel à des On Device Portal, sorte de widget plus évolué qu’un «bookmark», il est possible de personnaliser et contextualiser les contenus et services mobiles encapsulés sous l’icône de la marque en fonction d’un profil et d’un historique consommateur. Cela afin de proposer le bon coupon de promotion (m-couponing) au bon moment, la carte de fidélité (m-loyaty) et ses offres commerciales associées ou un service utilitaire personnalisé tel qu’un coaching consommateur, un electronic program guide, … les bénéfices de la marque en matière de stratégie relationnelles sont évidents : création d’un lien étroit et non intrusif avec ses cibles marketing, développement d’une communauté marque et animation simplifiée et moins coûteuse de celle-ci…les vagues intensives de campagnes SMS, MMS, et autres devenant du coup moins nombreuse puisque l’utilisateur a embarqué la marque sur son mobile de manière durable !
marketing-mobile.org: La réussite de projet de type widget marketing mobile de marque est-elle conditionnée par des contraintes dont les chargés de marketing mobile doivent tenir compte?
Alain DOLIUM: La première contrainte est sans doute liée à la question de fond que doit se poser la marque. A savoir est-ce que sur ma cible ou mes cibles utilisateurs/consommateurs et au regard de mes objectifs de marketing relationnel, est-ce pertinent de développer ce type d’application? Le cas échéant pourquoi faire? Est-ce juste pour un « gadget » ou entamer une démarche de mobile marketing, stratégique, visant à créer de la valeur avec mon propre écosystème ?
La deuxième contrainte réside dans le contenu et d’une manière générale dans le service mobile que la marque souhaite offrir. Mon contenu, ma promesse, bref mon offre est-elle formalisée de manière pertinente pour ce type d’application? De plus, et au risque de paraître péremptoire… toujours se dire que la publicité c’est bien mais l’offre orientée service me paraît encore mieux pour susciter le téléchargement et l’usage régulier de l’application!
La troisième contrainte est d’ordre technique. Ce type d’application doit-être un facilitateur à tous les niveaux. Facilité d’installation, de navigation, d’ergonomie…bref tout doit être fluide
Enfin, la quatrième contrainte que je vois est également d’ordre technique et plus particulièrement liée à la compatibilité avec le parc mobile récent, futur mais aussi ancien. En clair, nos clients aspirent à juste titre en fonction de leur stratégie de ciblage à pourvoir proposer une application qui soit hautement compatible. A ce titre, de plus en plus de nos clients ont compris qu’une des forces technologiques d’OBAD résidait dans l’optimisation de l’architecture client/serveur ce qui nous donnait la possibilité de développer 1 application qui s’auto-adapte à la volée aux différents terminaux mobiles…donc plus besoin de portabilité ce qui représente un avantage coût indéniable. Pour exemple OBAD Mobile Marketing à été amené très récemment à développé une application qui devait être disponible sur 147 terminaux mobiles. Imaginer l’équation économique et les contraintes si vous deviez opter pour une stratégie de portabilité voire dans le pire des cas sur des développements spécifiques à chaque typologie de téléphone portable!
marketing-mobile.org: Pour être pratique, quel serait le schéma d’un parcours utilisateur pour ce type d’application embarquée?
Alain DOLIUM: Afin de décrire de manière pratique et concrète le parcours utilisateur d’un mobinaute face à ce type d’application je dirais qu’il existe 3 grandes étapes.
Première étape: La conception et le développement de l’application. A l’instar d’un site web nous allons travailler sur des principes de navigation voire d’interaction (dans le cas d’un On Device Portal / application java) entre l’utilisateur et la marque. L’application le cas échéant sera plutôt centrée sur de l’information sur la marque et son univers, ou alors la dématérialisation d’un système de fidélisation de type m-loyalty associée à du m-couponing ou enfin du « social networking » avec des interactions de type micro-blogging, twitter, UGC,…

les utilisateurs en tirent des bénéfices
Deuxième étape: Le téléchargement de l’application. Différents modes de téléchargement existent et de manière non exhaustive je citerais…
- … Le web to mobile qui consiste à saisir son numéro de GSM sur un espace pourvu à cet effet sur le site de la marque. Ensuite et après avoir cliqué sur un « bouton » vous recevez un SMS encapsulant un lien cliquable permettant d’installer l’application
- …L’Apple store dans le cadre des applications I-Phone bien sur!
- Autres moyens: Le push du lien de téléchargement sur sa base de données opt’in, l’envoi d’un SMS à un serveur distant afin de recevoir le lien de téléchargement en retour, ou la composition d’un simple numéro de téléphone local et gratuit (numéro MOBAD) permettant de recevoir le lien de téléchargement. Ce dernier moyen est un protocole de communication développé par OBAD et utilisable sur plus de 180 pays, en s’affranchissant des contraintes réseaux.
Troisième et dernière étape une fois l’interface sous forme d’icône installée sur le menu du mobile, il suffit au mobinaute de cliquer sur cette icône afin d’accéder aux contenus et autres services mobiles « encapsulés»…dans cette même icône. De plus, en fonction des interactions souhaitées par le client il sera possible pour le mobinaute de remonter de l’information (processus push and pull).
marketing-mobile.org: Le mobinaute tire t-il un quelconque bénéfice de l’usage des widgets marketing mobile de marque?
Alain DOLIUM: Si l’on devait résumer les bénéfices utilisateurs nous pourrions dire que ce type d’application permet d’instaurer un rapport à la marque permanent mais sur demande. De plus l’expérience d’accès à des contenus « rich média » et souvent interactifs est beaucoup plus aisée pour le mobinaute. Enfin, le mobile devient une véritable interface de dialogue avec ses marques favorites sans que cela ne soit intrusif pour le consommateur.
Interview TexoMobile: Les réseaux sociaux envahissent le mobile
marketing-mobile.org, le blog des acteurs de la mobilité a passé la parole à Guillaume ALABERT et Vianney Settini, co-fondateurs de TexoMobile, une société spécialisée dans la création de communautés mobiles. Dans une interview, ils partagent leur expérience autour de la thématique de mobile social networking. Leur intervention est enrichie par la participation de Ronald, utilisateur du service communautaire, igloo.
Ils abordent les questions de l’émergence de modèles économiques, du rôle que pourrait jouer le Rich Media dans le développement des services communautaires mobiles et de l’enjeu stratégique pour les entreprises.
marketing-mobile.org: Quelles appréciations faites-vous du phénomène de communautés mobiles ? A quoi renvoi ce concept ?
Vianney SETTINI: Les communautés mobile sont de plus en plus présentes sur le mobile que ce soit de simples sites de chat, ou des portails complets permettant de lier des contacts, gérer son espace et partager avec les autres utilisateurs. On peut clairement dire qu’elles ont un rôle important dans la croissance du trafic mobile actuellement. Comme pour le web, cela renvoie au besoin de communiquer, partager, échanger, sociabiliser… les différences étant que le média est encore plus personnel et permet d’aller encore plus loin notamment dans le domaine de la géolocalisation.
Notons que le point fort d’une communauté mobile, par rapport à une communauté web, est la possibilité d’accès à son groupe quelque soit le lieu ou l’heure.
marketing-mobile.org: Sur quels modèles économiques s’appuie aujourd’hui le développement de services communautaires mobiles ?
Guillaume ALABERT: Selon le service on peut voir plusieurs modèles économiques :
Le premier c’est le ” Complètement gratuit”. avec ce modèle d’affaire, les revenus proviennent alors de la publicité mobile qui est en fort essor aujourd’hui.
Il y a un deuxième modèle qui associe une Partie gratuite + premium pour les services à valeur ajoutée
Et une troisième approche Payante. Plus adapté à des sites de niches à fortes valeurs ajoutées que l’on pourra alors plus assimiler à des clubs fermés auquel il faudra payer un droit d’entré pour être membre. A ceci peuvent s’ajouter des compléments de revenus comme la location des bases utilisateurs si celles-ci sont « opt-in »
marketing-mobile.org: Devrions-nous attendre à l’émergence de d’autres types de modèles d’affaires ?
Guillaume ALABERT: Dans le futur nous verrons apparaître de modèles économiques plus mixés, souvent déjà présent sur le web comme les systèmes de points de fidélités.
Le mobile en tant que média de masse n’en est qu’a ses balbutiements mais nous voyons l’augmentation constante du nombre d’utilisateurs ou de l’usage qui permet de prédire un véritable avenir.
marketing-mobile.org: Connaissez-vous des facteurs susceptibles d’impacter le développement des communautés mobiles dans le future ?
Ronald: Les freins qui ralentissaient l’expansion et l’émergence de nouvelles communautés ont tendance à se relâcher. Les coûts d’une facture imputables aux services mobiles ont longtemps retenu les usagers. Actuellement la plupart des opérateurs inclus dans leurs forfaits le surf illimité. Les clients des opérateurs sont donc moins réticents à utiliser leur téléphone pour accéder à l’internet mobile.
La création d’un site personnel, ou l’utilisation d’un outil même sans connaissance en programmation sont maintenant simplifiés. Des entreprises, comme TexoMobile, mettent à disposition des mobinautes tous les outils nécessaires pour cela.
marketing-mobile.org: En comparaison au cas spécifique de l’Internet, pensez-vous que le Rich Media pourra jouer un rôle dans le développement des communautés mobiles ?
Ronald: Il paraît évident que l’apport du Rich Media dans les communautés mobiles sera un tournant important. L’apport de vidéos aux contenus enrichis au sein d’une communauté ouvre les portes d’une nouvelle façon de communiquer. Imaginez le membre d’une communauté qui met en ligne une vidéo enrichie le présentant : vous pourriez en visionnant cette vidéo le contacter par mail d’un simple clic, ou encore avoir un accès direct à son blog, connaitre ses auteurs ou vidéos préférées, etc…
Les possibilités sont nombreuses. L’utilisation du Rich Media dans une communauté mobile permettrait aussi de se tourner vers l’e-learning de manières beaucoup plus simple qu’aujourd’hui. De plus l’amélioration des débits et des tailles d’écrans permettent d’envisager des contenus réellement adaptés aux nouvelles habitudes des mobinautes.
marketing-mobile.org: Dans le cadre de la stratégie relationnelle d’une entreprise, à quels genres de problématiques pourrait répondre la mise en œuvre d’une action de publicité pour les communautés mobiles ?
Guillaume ALABERT: Les communautés mobiles ont souvent un très grand nombre d’utilisateurs fidèles au service. Comme pour toute communauté, on peut remarquer des hiérarchies: les leaders d’opinion, les passifs, actifs… Les utilisateurs sont souvent très soudés. Si par exemple un membre leader fait de la promotion pour une marque, ses “amis” lui feront confiance et la notoriété de cette marque augmentera. Voila un exemple d’une action à forte valeur ajoutée. Attention toutefois à bien l’employer, cela peut également se retourner contre la marque…
marketing-mobile.org: TexoMobile est une entreprise spécialisée dans la création de communautés mobiles. Pourriez-vous vous présenter les services et solutions de votre entreprise ?
Vianney SETTINI: TexoMobile est créateur de communautés sur mobile :
- Mobpartner, notre plateforme d’affiliation mobile accès sur le Marketing Mobile à la Performance, est à destination des annonceurs et agences médias. Fort de ses 30 000 affiliés mobile, les annonceurs
peuvent compter sur un trafic fort et de qualité, leur permettant de contrôler leurs coûts d’acquisition et/ou d’augmenter le nombre de ventes.
- iGloo World, notre réseau social mobile 100% paramétrable,
permet aux mobinautes du monde entier de profiter de nos plateformes de blog, rencontre, chat, annuaire, partage de vidéos…
www.texomobile.com | www.mobpartner.mobi | www.igloo.mobi
